Sans exigences - 10 mai 2013

'Sans exigences' n'est sûre et certain pas la chanson la plus populaire de Jacques Brel, et ne jamais elle sera. C'est une chanson qui dans sa mélodie approche un 'parlando' de la plus belle musique baroque et même l'arrangement (avec un instrument qui fait penser au clavecin) donne cet air de baroque. Si on veut qu'une chanson soit populaire, ce n'est pas le choix efficace. Si on veut souligner par la chanson toute la valeur du texte, il n'y a pas mieux. 

Le texte me frappe par ce mot 'exigence', juste parce qu'on à parlé dans une de nos dernières conversations d' 'exiger' et 'demander'. Dans la chanson l'histoire ou le contexte sont bien sûr tout à fait différents. C'est un homme qui vit 'sans exigences' et par conséquence n'est pas vu (ni dans son amour, ni dans ses besoins) par la femme qu'il aime ou au moins à laquelle il consacre sa vie de plus en plus pénible. La tristesse de la vie: si un simple 'besoin' n'est pas claironné comme 'exigence', il reste non remarqué. 

Votre vie est exigence, ou bien prononcé par Vos ordres, ou bien à découvrir par observation attentive. Et quand même, je ne parviens pas à les considérer comme des exigences. Je les considère comme des invitations. Plus que j'accompli Vos exigences, plus que je m'approche de Vous et d'une façon plus intime je sens Votre divinité. Et en même temps Vous connaissez (parfois mieux qu'eux-mêmes) les besoins de Vos soumis(es) et Vous êtes généreuse à les remplir. Une fois de nouveau, les mots ont une signification différente dans Votre univers.

Au suivant - 8 mai 2013

Lors de notre visite à Porto se passa un grand festival des étudiants. Avec leur uniforme, ils étaient si présents à la ville. Uniforme ridicule un peu, parce qu'il a un grand qualité 'Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry', costume noir et cape... Un uniforme fait discerner un groupe du masse. Un uniforme efface l'individualité dans ce même groupe...

étudiante à Porto

'L'uniforme entre les uniformes', c'est bien sûr l'uniforme du militaire. Brel chante dans 'Au suivant' de son propre expérience à l'armée, je crois, où personne n'est plus que le suivant d'un suivant. Pendants les examens universitaires, pour les étudiant(e)s c'est peut-être une même expérience, d'être surtout le suivant du suivant.

Chaque université proclame de former des inidividus forts, capables d'utiliser leurs capacités intellectuelles d'une façon indépendante. Mais l'université elle même est devenue un autre institut de masse, où l'individu est devenu un numéro.

J'imagine la chanson que Brel aura pu écrire de l'université... Le refrain 'au suivant, au suivante' peut rester... Il va emmerder l'aspect de 'masse', il va employer tout son humour sarcastique pour insulter les professeurs qui se prennent pour des dieux, ill va encourager l'individualité même contrariante des étudiant(e)s les plus fort(e)s.

Cette chanson je veux chanter pour Vous, ma Déesse, maintenant que les examens s'approchent. (En espérant que la fac de l'histoire des arts n'est pas cet institut de masse, bien sûr, et qui'il n'y a pas des professeurs qui se prennent pour des dieux. Et en sachant que Vous êtes entre ceux et celles qui savent se discerner comme individu dans chaque situation)

Grand Jacques (c'est trop facile) - 4 mai 2013

C'est trop facile de faire semblant. Dans l'église, dans la politique. Mais si il y a un 'monde' qui fait preuve de cette triste vérité, c'est le monde bdsm. Parfois, ce n'est que le faire semblant, par ses maintes fétiches. Et trop souvent les mots 'je suis Votre esclave, je rampe à Vos pieds, écrasez-moi, Maîtresse, je ne suis qu'un larve.' C'est trop facile de faire semblant.

Trouver une rélation D/s (et en 'investir' bien sûr, parce que les rélations ne se trouvent pas sans en investir) qui est tout à fait le contraire du faire semblant, c'est un don. Ce n'est pas 'comme d'habitude'. Pour m'en souvenir au'jourd'hui... Grand Jacques

Sur la place - 6 mai 2013

J'erre dans la ville... Je tourne, j'arrive à une jolie petite place, une découverte dans la ville... Une fille commence à danser, à chanter... Petit acte de spontaneïté inattendu... Puis je remarque les autres personnes, derrière leurs carreaux, toutes avec leur vie, surtout leur spontaneïté perdue... Les carreaux se ferment comme porte entre morts et vivants.

On a le choix, la spontaneïté de la petite fille, ou la perte de spontaneïté des autres. Moi, je commence à danser, à chanter... Ouverts pour toujours les carreaux.

Le dernier repas - 3 mai 2012

Je me dis parfois: 'Je dois préparer mes obséques.'  J'ai aucune crainte ou aucun espoir que ma mort soit imminente. Juste pour en débarasser ceux qui reste. Parce que celle qui me connaît, ne connaît pas nos rituels, ni elle va savoir comment ajouter l'authenticité à ces moments dont j'espère qu'ils vont être douloureux. Et ceux qui connaissent les rituels ne me connaît pas, et en tout cas eux aussi ne vont pas à ce moment avoir le courage d'ajouter l'authenticité aux rituels. Et je peux dire, quelques éléments qu'évoque Jacques Brel ici, j'aime bien qu' ils soyent présent ce jour-là.